Pulsar mise sur le bien-être au travail: «Un employé heureux a de bonnes chances de rester»

6 décembre 2021

Le bien-être au travail contribue certainement à garder et recruter des employés, estime la jeune entreprise Pulsar Informatique qui a mis en place différentes mesures pour justement assurer une meilleure qualité de vie professionnelle à sa vingtaine d’employés.

«Un employé heureux a de bonnes chances de rester», fait d’ailleurs valoir Mélissa Lalancette, directrice marketing et RH de cette agence spécialisée en technologies d’information et en ingénierie informatique située dans l’arrondissement de Jonquière à Saguenay.

Lancée en 2015, Pulsar voulait en effet figurer parmi les entreprises qui n’ont pas à retenir leurs employés, tout simplement parce qu’ils ne souhaiteraient pas quitter de toute façon. La firme aspirait à sortir du lot des entreprises classiques en technologies de l’information, qui présentent un profil plus corporatif, en devenant une agence «trippante» où tout le monde souhaite travailler. En ces temps de pénurie de main-d’oeuvre, voilà sans doute une proposition invitante.

Pas de 9 à 5

«Il y a beaucoup de ressources en informatique qui souhaitent travailler dans des entreprises de jeux vidéos, plutôt que dans des firmes plus traditionnelles. Il faut donc leur offrir un environnement de travail, et des conditions, qui les intéressent suffisamment pour venir travailler dans une entreprise comme la nôtre», explique le fondateur de Pulsar, Pierre-Alexandre Tremblay.

L’agence, précise-t-il, compte notamment sur des locaux agréablement aménagés et une ambiance de travail à l’image de certaines startup technologiques, qui permettent aussi de jumeler télétravail et vie de bureau. Pulsar avait déjà offert à ses employés, avant même la pandémie, de venir ou non au bureau sauf en cas de nécessité ou de rencontres. Ils sont aussi libres de gérer leur temps en fonction de leurs tâches et responsabilités.

«On ne travaille pas selon des horaires de 9 à 5», souligne Pierre-Alexandre Tremblay. En juin dernier, Pulsar devenait d’ailleurs l’une des quelque 40 entreprises québécoises à obtenir le Sceau Concilivi, un programme recommandé par le ministère de la Famille qui vise à démontrer l’engagement d’une organisation à l’égard de la conciliation famille-travail.

Des conditions gagnantes

Chez Pulsar, les bonnes conditions de travail se traduisent aussi par l’offre d’un REER collectif auquel cotise également l’entreprise. Les employés ont aussi droit à un service de télémédecine qui leur donne accès à des médecins ou infirmières pour recevoir certains soins de santé en mode virtuel.

L’agence, qui a vu ses effectifs passer de 7 à 26 employés depuis le début de la pandémie, a également implanté, il y a un an, un programme d’assurances collectives. Ces avantages s’ajoutent «à des salaires très compétitifs dans le marché», affirme Pierre-Alexandre Tremblay, en ajoutant que les travailleurs de la jeune génération, dont il fait partie, sont néanmoins davantage attirés par un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, que l’argent. Pulsar a sans doute l’avantage de leur offrir les deux.

L’entreprise n’entend pas pour autant s’arrêter là. «Nous sommes encore jeunes et les avantages viendront se bonifier avec le temps», assure Mélissa Lalancette. Pulsar souhaite notamment bonifier son Programme d’aide aux employés (PAE) et avoir recours à un kinésiologue qui offrirait des séances d’activité physique hebdomadaire dans ses locaux et ferait un suivi personnalisé en santé physique.

Elle envisage aussi de créer un programme de fidélisation qui permettrait aux employés d’échanger des points contre, par exemple, des abonnements pour des activités sportives, le transport collectif payé par l’entreprise, des soins esthétiques ou de détente ou encore des billets d’événements. Et, qui sait, «on pourrait amener notre équipe en activité de consolidation dans le sud. Faut bien rêver!», lance Mélissa Lalancette.

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Trois questions à Pierre-Alexandre Tremblay

Quel souvenir souhaitez-vous laisser de votre parcours d’entrepreneur?

«Une compagnie prospère qui continue de grandir tout en offrant le maximum à ses employés. J’aimerais démontrer qu’il est possible de répartir plus équitablement les bénéfices d’une compagnie sans créer d’écart important entre les dirigeants et les employés. Puis, au plan plus personnel, un gars souriant, qui peut se salir les mains, toujours accessible et qui ne laissera pas tomber personne.»

Si vous étiez en politique, quel enjeu retiendrait votre attention prioritairement - et comment le résoudre?

«Probablement la lourdeur administrative du gouvernement et la difficulté à optimiser ses processus. Je crois que c’est extrêmement difficile d’avoir le courage d’effectuer certaines réformes bien nécessaires dans le système actuel, particulièrement sous la pression de certains groupes ou organisations influents. Heureusement, il y a de l’espoir: il aura fallu une pandémie pour qu’on corrige certaines lacunes pressantes du système de santé mais il reste beaucoup de travail à faire. Je m’attaquerais à la lourdeur du système judiciaire et les inexcusables délais qui permettent à certains criminels de sortir sans passer ‘GO’, grâce à l’arrêt Jordan par exemple.»

Que feriez-vous si vous n’aviez peur de rien?

«Un voyage sur Mars avec Elon Musk, mais seulement s’il y a possibilité de retour pour revoir ma famille! Je vois l’exploration spatiale comme le défi technologique ultime de la race humaine et j’aimerais bien y participer à ma manière.»

En collaboration avec l’École d’Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d’entreprise

L'article est paru dans Le Soleil le 4 décembre 2021. Il est possible de le consulter ici.