Des personnes évacuées de La Baie optent pour le camping grâce à Contact Nature

28 juin 2022

Des personnes évacuées de La Baie à la suite du glissement de terrain du 13 juin ont choisi de camper sur les sites Au jardin de mon père et du Bec-Scie, gérés par Contact Nature, plutôt que d'être relogés dans des appartements temporaires.

Pour l'instant, les deux sites comptent au total sept familles.

La volonté de l'équipe de Contact Nature est grande pour prêter main-forte aux évacués de La Baie.

« Pour nous, c'était important, car ces gens-là vivent de grandes difficultés en ce moment et on voulait s'assurer qu'ils aient un endroit où rester pour l'été sans avoir à se soucier. On fait ça sans frais. Il y en a qui avaient des roulottes, on a prêté des terrains gratuitement. Il y a trois familles qui n'avaient pas de roulottes et nulle part où aller. Donc nous on avait des roulottes prêtes à camper, des yourtes qu'on a rendues à la disposition des familles », a énuméré Marc-André Galbrand, directeur général de Contact Nature.

Le camping du Bec-Scie a été acquis l’an dernier.

Rappelons qu’une soixantaine de résidences pourront être réintégrées l’automne prochain à la suite de travaux de stabilisation et de l’adoucissement de la pente où est survenu le glissement de terrain. D’autres seront plutôt démolies.

Au total, près de 200 personnes ont été forcés de quitter leur domicile.

Employée… et évacuée

Pour pouvoir offrir un hébergement aux évacués, Contact Nature est allé jusqu'à annuler des réservations.

« Je dois avouer que les gens sont sympathiques à notre cause. Tout le monde l'a bien pris, avec une légère déception. On peut comprendre, mais on se croise les doigts, c'est du bon monde », a raconté Nathalie Laurier, employée au camping Au jardin de mon père.

Cette dernière se trouve d’ailleurs dans une situation particulière, car elle fait partie des personnes évacuées le 13 juin. Après les trois jours d’hébergement offerts par la Croix-Rouge, elle a emménagé le 16 juin sur son lieu de travail en compagnie de son conjoint.

Pour elle, le camping était la seule option dans la région, alors qu’elle a songé à se rendre chez sa soeur à Québec.

« Je n'ai pas vraiment d'amis, on n’a pas de famille autre, donc, oui, une chance que Contact Nature a été là », a-t-elle partagé, émue.

Au total une dizaine d'emplacements peuvent être offerts par Contact Nature.

D’autres ont fait le choix de troquer leur appartement temporaire pour un emplacement de camping afin de se rapprocher de leur lieu de travail.

« Je trouve quand même qu'on fait partie des chanceux. Contact Nature a été absolument, en tout cas, magnifique. Je regarde et c'est quand même moi qui ai reçu tous les sinistrés quand ils sont rentrés. Tout le monde était sans mot, les femmes souvent pleuraient même », a raconté Nathalie Laurier.

De l'aide sous différentes formes

Au total, une dizaine d'emplacements peuvent être offerts par Contact Nature. La direction travaille pour combler les places restantes et ainsi soutenir un maximum de personnes.

De plus, l'aide de Contact Nature ne s'arrête pas seulement à l'hébergement.

« On offre même pour ceux qui ont des enfants d'avoir des gratuités dans nos camps de jour. Si ça peut les aider dans le temps qu'ils font la paperasse et tout ça, on sait que c'est excessivement demandant pour eux. Donc, on est de tout coeur avec eux, on veut qu'ils se sentent comme à la maison ici, donc c'est pour ça qu'on les accueille à bras ouverts », a poursuivi Marc-André Galbrand.

D’après un reportage de Katya D'Amour

 

Source : L'article est paru sur le site d'ICI Saguenay-Lac-Saint-Jean le 28 juin 2022. Vous pouvez retrouver l'article ici.